Pi – Petite pirogue monoxyle à balancier de la tribu Wanimodans le nord-ouest de la Nouvelle Guinée. La coque a deux fargues et une étrave sculptée démontable. Elle a un mât avec une voile rectangulaire presque aussi longue que la pirogue.   (Kerchove) Piahiap n.m. – Navire pirate malais gréé en chasse-marée. Son équipage est de 30 à 60 hommes et elle porte un ou deux canons.                                                              Pia-no – Petite pirogue à balancier de l'île Russel (Papouaisie – archipel de la Louisiade). Les extrémités de cette pirogue sont couvertes, les fargues sont absentes, et le balancier nettement plus court que la pirogue. -  cf. no.  (Neyret) Piatta- Petit bateau de la côte Ligure. (Delis) Picard - Bateau en bois du 19e siècle du Nord de la France. Sa longueur pouvait atteindre une quarantaine de mètres et il pouvait emporter 375 t pour un enfoncement de 1,80 m.  (Berna) Pich-li– Pirogue monoxyle, propulsée à la rame, utilisées par les indiens séminoles de Floride, pour se déplacer. La coque était creusée à l'aide d'une herminette dans du bois de cyprès. Les plus grosses pirogues pouvaient emporter une quarantaine de personnes. (Kerchove) Picoteux - étym. de "picot", pêche ancienne pratiquée à Saint-Sauveur puis à Honfleur. 1.     Nom donné à des sabliers à fond plat, construits à clins etnon pontés, qui apportaient le sable à Caen, sur l'Orne. (Berna, PP17) 2.     syn. camin - Canot de pêche, parfois partiellement ponté, des côtes de la Manche (dimensions moyennes : LHT: 5 à 7 m, B: 1,80 à 3 m, C: 0,70 à 1,20 m). Il était très large, élevé sur l'eau, et emmenait deux ou trois pêcheurs. Il porte une voile au tiers, un flèche et deux focs. Au 19e siècle, il a deux voiles carrées et un foc selon Bonnefoux. D'autres auteurs le voient avec une voile au tiers, un hunier, un foc, et parfois une petite trinquette, car le nom de picoteux a été donné finalement à des canots de types assez différents. (Kerchove, Bonnefoux, CM9, Guéroult du Pas)) Pielego – orth. pielago, pièlego. - Bateau à fond plat, non ponté, des lagons vénitiens avec un ou deux mâts et des voiles au tiers bômées ou latines. Il mesure de 7 à 10 mètres de long. Sa disparition coïncide avec l’apparition du moteur. (Kerchove, CM64) Pi-fatzu – Sorte de radeau fait avec une dizaine de peaux de chèvre gonflées reliées par une armature en osier. Ce radeau, propulsé à la pagaïe permettait aux chinois de traverser le fleuve Jaune dans la région de Hoang-ho. (MM22-4) Pigouillère - n.f. – orth. pigoulière, pegoulière, pitchboat (ang.). - Embarcation à fond plat utilisant une pigouille pour se propulser. Cette embarcation avait une petite chaudière pour chauffer le brai et venait le long des navires à calfater. (Clère, Bonnefoux) Pilavoine n.m. - C'était au 19e une barque du Rhône chargée de porter les quatre chevaux servant à passer les câbles de halage.  (Baudouin) Pile – Navire, en ancien gaulois. (Fournier) Pilobote – Nom donné aux Baléares aux balancelles locales.  (NEP179) Pilot skiff – Bateau de pêche utilisé sur les côtes de la Caroline (USA). La coque à fond arrondi avait un arrière carré ou pointu et avait un bordage à clins. Un long aviron servait de gouvernail (dimensions moyennes : LHT: 9 m, B: 2 m, C: 0,60 m).  (Kerchove) Pilote-bot - cf. goélette antillaise.              Pinco - Petit bateau naviguant de Marseille à la Grèce au 18e siècle, d'environ 80 tonnes et monté par12 à 14 marins. (Delis, MM100-1) Pingre - n.m. – orth. pingre (ang.). - Navire sans figure, sans poulaine et où la liure du beaupré se fait sur une courbe qui saille de l'avant. L'arrière est rond, mais le haut de la poupe en est souvent carré.             Pinish - Bateau fluvial à coque ronde et lisse du Bengladesh. (Greenhill) Pinisi - orth. Pinishi. - Grand ketch caboteur indonésien d'une trentaine de mètres de long. - voir fiche. Pink - petit navire à voiles turc du 17e siècle.  (turkishculture.org)  Pinky n.m. – orth. pink, pinkey (ang.). - Petite goélette de pêche pontée de la Nouvelle-Angleterre au 18e et 19e siècle. L'arrière était pointu et le pavois élevé. Ses dimensions étaient de 15 mètres pour une largeur de 3,50 m et un creux moyen de 3,3 m, et son tonnage ne dépassait pas les 30 tx. (Kerchove) Pinque - n.m. – orth. pingue, pinquet ; pinkship, pink (ang.) ; pinkje (hol.). - étym. du hollandais "pink". 1.     Bâtiment de charge identique à la flûte ou au flibot, de 100 tx au maximum (dimensions moyennes : L : 20 m, B : 6 m, C : 3 m). (Guillet, Aubin, Sévérien) dans les textes : - "Un pingue est un flibot d'Angleterre" (Desroches, 1687). 2. C'est aussi un grand bateau de pêche hollandais, gréé comme la cague, mais avec un petit beaupré en plus. On donne aussi parfois ce nom en Hollande aux hoogars gréés pour la pêche. (Kerchove, Bonnefoux, Buisson) 3.     Trois-mâts marchand méditerranéen (essentiellement espagnol ou napolitain) à antennes (ou éventuellement gréé carré sur les deux premiers mâts), disparu au 19e siècle, et similaire au chébec. il est à noter que Vial du Clairvois le voit plutôt avec deux mâts à calcet avec antennes et un très petit artimon et ne va pas à l'aviron comme les chébecs. Le trinquet est très incliné en avant, le mât de mestre est presque droit. Les extrémités sont élevées, le beaupré est long, presque horizontal, appuyé sur une guibre, la poupe est ronde prolongée par deux ailes réunies par une plate-forme à claire-voie. Au 18e siècle, les pinques grecques faisaient en moyenne 85 t contre 66 t pour les pinques françaises (encore que certaines de ces dernières atteignent 150 tonnes). A la fin du siècle, il jaugeait 200 à 300 tx (dimensions moyennes : L : 25 m, B : 7 m, C : 3,60 m). Il a disparu vers 1815. (Bonnefoux, Buisson, Duron, Vial de Clairbois, Romme, Cleirac, MM100-1)      les deux gréements de pinques génois Pipris - n.f. - Pirogue des habitants de Gorée et des îles du Cap-Vert surélevée sur les côtés au moyen de fargues cousues (dimensions moyennes : L : 7 m, B : 1,60 m). Elle a un mât court, incliné sur l'avant avec une voile rectangulaire portée entre deux vergues dont la supérieure est orientée comme une voile au tiers. Ce terme est tombé en désuétude de nos jours. (Bonnefoux, Duron, Wuillaumez) Pirogue n.f. – étym. de l'espagnol "piragua", du guarani des Caraïbes – orth. canoe,  periagua (ang). pirogue (DR) - Terme générique donné à toutes les petites embarcations longues et étroites, souvent monoxyles. Elles vont à la voile et à la pagaïe et suppléent éventuellement à leur peu de stabilité naturelle par des balanciers. Vous trouverez tout au long de livre de nombreux types de pirogue sous leur nom d'origine ou sous le nom de l'île qui les abritent. La pirogue est la forme d'embarcation la plus ancienne connue après le radeau. Pirogue à balancier - syn. outrigger canoe, double outrigger canoe (ang.). 1.     Pirogue assurant sa stabilité par un ou deux balanciers. Ces balanciers sont des généralement des planches ou des flotteurs parallèles à la coque et reliés à elle par deux (ou plus) espars traversant la coque perpendiculairement. 2.     syn. balance canoe (ang.). - Dans le sud de l'Inde existent des pirogues du même nom où le balancier n'est qu'une simple planche de rappel en travers de la coque. Pirogue double – – Pirogue à deux coques monoxyles reliées entre elles par des traverses. On les rencontre sur les îles Cook, dans le sud de la Nouvelle Guinée, en Nouvelle-Zélande, etc, et sur la plupart des fleuves d'Asie finalement pour servir de bacs. Forster décrit la pirogue double rencontrée dans le détroit de la Reine Charlotte en 1773 comme ayant une cinquantaine de pieds de long avec des extrémités très relevées ornées de sculptures souvent composées d'une tête aux yeuc-de-perle avec une langue pendante. Selon Best, on distingue la pirogue double selon que la liaison des deux coques est temporaire (taurua) ou fixe (waka unua ou huhunu) (Kerchove, Best, Forster) pirogue double Pirogue double de Tahiti - Elle s'appelait O-Tahiti au 18e siècle. – Grande pirogue de haute mer du 18e siècle, constituée de deux pirogues en catamaran avec deux mâts verticaux. Les extrémités sont relevées, celles de l'arrière se relevant verticalement. Les voiles trapézoïdales étaient transfilées sur le mât. (Lescallier) Pirogue lebou – Pirogue traditionnelle du Sénégal avec des variantes selon les ports. Si les pirogues de rivière sont petites (5 à 8 m) et monoxyles, les pirogues de mer sont plus grandes et à bordé (dimensions moyennes : L : 15 m, B : 2.30 m, C : 1,00 m, pour une charge de 2,5 tonnes). Elles sont en général gouvernées à l'aide d'une pagaïe, quand elles n'ont pas un moteur hors-bord.                   pirogue lebou Pirogue maori - Pirogue monoxyle à balancier avec les flancs rehaussés par une fargue. Cette fargue est liée ligaturée à la coque et calfatée au moyen de feuilles et sève de bambou (cela ressemble au cœur du sureau), rentrées à force. La coque était recouverte parfois d'une résine végétale. (Neyret, NEP127)   Pirogue monoxyle – syn. dugout canoe (ang.).- Désigne une pirogue creusée dans un tronc d’arbre. Pironneau  - n.m. - Petit canot coquiller du 19e siècle.  Pistris - Trirème de l'Antiquité ayant la forme d'un pistrin (nom ancien des cétacés). Plata handia syn. ubarika (Fontarabie)- Grande plate de Saint-Jean-de-Luz, à faible tirant d’eau et avec un important plan de travail. L’ubarika est un peu plus galbée.  (CM61) Plate n.f. – syn. punt, flat (ang.) ; schewerprahm, stechkahn, pünte (all.). 1.  Annexe à fond plat de petites dimensions (3 à 5 m), généralement propulsée à la godille ou à la rame, parfois à la voile. 2. La plate ou plate-couralin est l'annexe de pêche traditionnelle de la filadière de l'estuaire de la Gironde.      plan de plate PLate de Grand-Lieu  - Plate tout à fait originale par son gréement sur le lac de Grand-Lieu près de Nantes, qui n'a pas bougé depuis des siècles vraisemblablement (dimensions moyennes : 5,5 x 1,65 x 0,50 mètre). La coque à clins est pointue à l'avant, large à l'arrière. La voile est un rectangle de toile gréé sur deux gaules mobiles, formant plus ou moins un V. (CM21) Platte 1. Nom donné au chalutier normand au 19e siècle. Elle était pontée et mesurait une dizaine de mètres. Au début du 19e siècle, elle est gréée avec deux mâts et voiles au tiers. Ce gréement sera remplacé par un gréement aurique que les dernières plates du milieu du 20e siècle conserveront. Elle n'avait pas de quille mais une sole (semelle), pour pouvoir s'échouer sur les plages. On distingue les différents types par le nom de leur port (platte d’Aiguillon-sur-Mer par exemple).  (Duron, Sizaire) 2. La platte de Villerville (Honfleur, Calvados), dont le nom est officialisé en 1931, se différencie par la présence d'une quille, mais garde le gréement de flambart commun à toutes les plattes normandes (que l'on appelle aussi flambarts) (dimensions moyennes: L: 9,35 m, B: 3,15 m, C: 1,30 m). Elle survivra jusqu'au début du 20e siècle. (CM13, Yachting, 6-1978) platte de Honfleur Pleitxeruak - n.f. - syn. Lancha fletera - La pleitxeruak basque est une adaptation de la txalupa de pêche au transport. A cet effet, les bancs de nage disparaissent pour aménager un espace pour les marchandises. Cinq hommes suffisaient, bien qu'il soit souvent un peu plus grand. La pleitxeruak va évoluer au 18e siècle pour donner le chasse- marée, et encore la bisquine dont le nom rappelle son origine basque.                         pleitxeruak Ploio - Bateau de l'île de Syros. (Delis) Plomieux syn. sifflotin. - Bateau de pêche de Fécamp, gréé en bourcet-malet de 5 à 7 mètres de long. (Duron) Plougastel (bateau de -) – Bateau connu dès la moitié du 18e siècle dans la rade de Brest. Initialement utilisé comme bateau de pêche et de passage, il fut plus connu au 19e siècle comme sablier ou dragueur de coquilles avant de disparaître pendant la Première Guerre mondiale. Ce type de bateau avec un arrière pointu, un étambot incurvé et une voile au tiers très penchée sur l'arrière était en fait répandu de Lorient à Brest.  (MM6-2) Pluut - Bateau hollandais que l'on trouvait sur la côte du Geldre à Elburg et Hardewijk, intermédiaire entre le punter et le schokker.  (PP12) Pointu - Voilier de plaisance et de pêche provençal aux extrémités pointues. Il portait un gréement latin avec une antenne plus longue que le bateau et un foc amuré sur un bout-dehors. Leur longueur allait de 5 à 7 mètres. La coque est ouverte ou à moitié pontée. (Kerchove, Duron) Polacre n.f. ou m. - orth. polaque - syn polacre (ang.) ; polacca (italien) ; pollacra (catalan). polacre - Voilier méditerranéen semblable au chébec, du 17e au 19e siècle avec deux ou trois mâts à pible, pourvus de voiles carrées (d’une voile latine à l’origine) et d’un trinquet (mât avant incliné) portant une voile latine appelée « polacre ». Les polacres espagnoles et vénitiennes étaient gréées comme les brigantins, les italiennes avaient un gréement barque. La coque est relevée aux extrémités, l'étrave se prolonge avec une guibre et grand bout-dehors. L'arrière est pourvu d'une sorte de dunette avec une décoration. Une mention particulière doit être faite du livre de Roig  qui note plusieurs types de polacres en Catalogne : la polacra barca ou polacra goleta ou pollacra bricbarca qui correspond à la barque, la pollacra rodona qui correspond au brick, la pollacra goleta et la pollacra goleta tres pals qui sont des brigantins. Leur tonnage variait selon leur nationalité. Les françaises faisaient de 120 à 200 t en 1788, les italiennes de 120 à 240 t, alors que les grecques variaient de 95 à 165 t.  (NEP208 & 182, Bonnefoux, Duron, Burlet, Eomme, Cleirac, Delis, MM100-1, Roig) Polacre de Bideford – Caboteur de Bideford (Devonshire, GB) avec le mât de misaine gréé en polacre dont le dernier a disparu en 1930 (dimensions moyennes : LHT: 17 à 25 m, B: 5 à 6 m, C: 2,50 à 4 m). Il porte un bout-dehors avec deux focs.  (Kerchove) Polacron - Petit polacre à un mât à voile latine et voile triangulaire sur l’avant, appelée « polacron ». (Bonnefoux) Polte - Bateau de pêche poméranien, à un mât, ponté ou non, avec un vivier. Il en existait plusieurs variétés: le tuckerpolte, le taglerpolte et le fischhandelpolte.  (Kerchove) Pommenrenke orth. pomarynk – Bateau de pêche hauturier, non ponté, construite à clins, à l’étrave arrondie et arrière pointu de la région de Gdansk (Pologne). Il est gréé en sloop.  (Bonnefoux, Buisson, Duron) Pongo – Grande pirogue à fond plat du lagon de Macaraibo (Venezuela).   (Kerchove)                                                    Ponne - n.f.- orth. poon, poone - Petit bâtiment de transport hollandais à fond plat et dérives latérales. Il a un mât avec une voile à corne et deux focs. La corne est implantée très bas sur le mât et ne tient que l'extrémité supérieure de la voile qui est retenue par un transfilage au mât.  (Bonnefoux, Buisson,Duron) Pontin - Bateau de cabotage insulaire des Philippines. C'est un deux-mâts goélette de conception espagnole. Il est ponté et peut emporter jusqu'à 100 tonnes.   (Kerchove) Ponto – Bateau utilisé par les Vénètes, probablement d'origine punique . Ce bateau lourd, atteignant les 10 mètres, était décrit par César comme haut sur l'eau avec un mât unique haubané. D'autres auteurs lui donnent deux mâts et fixent son ère temporelle à l'empire romain (1er au 4e siècle).   Ponton syn. pontoon (ang.). 1.     Au Moyen Age, bateau à avant carré pour permettre le chargement des chevaux et des fardeaux. (Cleirac) 2.     Au 17e, il est décrit comme un gros vaisseau à fond plat, équipé d'apparaux de pont (mâts, cabestans, etc.) pour faire le carénage des navires. Il sert aussi comme drague pour le relevage des vases, pierres et autres épaves de fond. (Cleirac, Bonnefoux) 3.     Nos amis anglais nous ont laissé un mauvais souvenir du ponton qui, pour eux, était une prison flottante pour les prisonniers français. 4.     4. De nos jours, les pontons désignent essentiellement des caissons flottants pour l'amarrage des bateaux. Ponton-cureur - cf cure-molle. Pookhaun - Petit bateau de pêche à rames de Galway (côte ouest irlandaise). Ce bateau se caractérise par un étambot très incliné. Il a un petit mât avec une voile au tiers. Ses dimensions moyennes sont de 9 mètres de long pour 3 mètres de large, avec un tirant d'eau de 50 centimètres à l'avant, alors qu'il atteint presque un mètre à l'arrière. (Kerchove) Portolata – Bateau ponté aux extrémités, à fond plat de la côte dalmate (Italie). Les plus anciens étaient grées avec trois mâts et des voiles au tiers plongeantes. Les plus récents, à moteur, ne gardent qu'un seul mât. Le portolata était utilisé comme transport entre les lieux de pêche et la terre.  (Kerchove)   Portsmouth wherry - Bateau de servitude à voile du Solent. Il était construit à clins, non ponté, avec un arrière pointu (dimensions moyennes : 11,50 x 3 x 2 mètres). Le gréement était à livarde (grand-voile et misaine) avec un foc.   (Kerchove)                   Porua - syn. forua - Pirogue monoxyle à balancier des îles de Ndai et de Gower (îles Salomon)(Kerchove) Poste - n.m. 1.     Bateau du Moyen Age, semblable à la tortue. (Cleirac) 2.     Bateau mi-ponté qui naviguait sur le Tarn au 19e siècle Le poste avait une longueur de 20 à 30 m pour un tonnage de 50 à 100 t. Il était ponté sur l’avant et l’arrière avec un simple abri au milieu. (Berna) 3.     Bateau du Rhône au 19e siècle. (PP13) Poste aux choux – cf. canot de la provision.            Postillon - Petite embarcation légère qu'on envoyait porter des lettres (ou avis).  (Bonnefoux) Potik - syn. kotik. -  nom local du mayang aux Antilles.  (Kerchove) Potina – syn. canot sardinier. - Bateau de pêche aux filets maillants non ponté de Lequeito (Biscaye, Espagne) au dessein similaire au trainera, mais avec des formes plus pleines. Il y a deux sortes de potinas. La grande potina va au large (dimensions moyennes : LHT: 9 m, B: 2,20 m, C: 1 m) et dispose de 6 à 7 bancs de nage. Les petites potinas (dimensions moyennes : LHT: 6 m, B: 1,70 m, C: 0,60 m) sont utilisés dans les rias. Ce sont des dériveurs avec un mât et voile au tiers, bien que les plus grosses unités aient parfois deux mâts comme les traineras.  (Kerchove, Bertan)) Potomac long boat – Chaland à deux mâts, gréé en goélette avec une dérive, autrefois utilisé pour le transport du bois sur le Potomac et la baie de Chesapeake. La coque ronde a une quille (dimensions moyennes : LHT: 28 m, B: 7,50 m, C: 1 m). L'avant pincé et incliné a un court bout-dehors, l'arrière est à tableau. Sur le pont, on trouve un gaillard et une dunette avec une cabine. Des passavants de 40 cm courent le long du pont de part et d'autre de l'écoutille.  (Kerchove) Povera – Bateau de pêche non ponté du nord du Portugal à avant pointu et arrière incliné. Armé de 4 à 6 paires de rames, il a aussi une grande voile au tiers. Il fait 6 à 9,50 mètres de long.      Prahm cf prame. Prahu – Bateau des rivières indiennes. (Warrington) Prame - syn. pram (ang.).                                                   prame du 18e 1.     Bâtiment à fond plat, employé pour la défense côtière, semblable à un brick, mais plus large et à fond plat, la prame des 18e et 19e siècles est capable de porter du poids et donc de l'artillerie. Ses dimensions moyennes étaient de 37 x 8 x 2,5 mètres. Elle pouvait avoir trois mâts comme la prame La Foudroyante construite en 1786. Cette dernière  avait un armement de 12 à 14 canons et pouvait embarquer jusqu'à cinquante chevaux. L'équipage était de trente-huit hommes. On a même vu construire à Bordeaux de 1759 à 1769, quatre prames de 24 canons. Napoléon 1er avait rassemblé un certain nombre de prames à Boulogne pour préparer son invasion de l’Angleterre. 2.     En Allemagne (prahm) et en Hollande (praam), chaland à fond plat en bois ou en acier, utilisé comme allège. 3.     La prame telle que nous la connaissons aujourd'hui ressemble à son aïeule, la prame norvégienne quant à la coque assez effilée et avec un large tableau. Ses fonctions sont les mêmes que la plate, c'est avant tout une annexe. (Gruss, Bonnefoux, Labraque, Buisson, Romme, Duron) Prame norvégienne – Embarcation d'origine ancienne, non pontée, construite à clins avec un fond arrondi. L'avant est carré et étroit et se poursuit par une quille. L'arrière carré est à peine plus étroit que la section au fort (qui est un peu en arrière du milieu du navire), ce qui fait que le bateau n'a pas de façons à l'arrière. Il a quatre bancs de nage et un banc arrière. Parfois, sur les côtes sud de Norvège, il porte un petit mât avec une voile au tiers (dimensions moyennes : LHT: 6 m, B: 1,60 m, C: 0,50 m). (Kerchove) Prao  - n.m. - orth. prahau, pro, praho, praw ; perahu (malais) - syn. bautua. – Nom générique des embarcations de l'Est asiatique, de l'archipel malais aux Philippines, en passant par Java. Ces bateaux sont non pontés, monoxyles ou non, avec ou sans balanciers. Parmi, les diverses variétés de praos, notons, outre ceux cités ci-dessous, les praos plary et les praos senté. Enfin, les américains se sont lancés depuis la fin du 19e siècle dans le dessin et la construction de proas imités des praos asiatiques. (Dictionnaire de l’Océan, Noel, Bonnefoux, CM22, Lescallier) prao Prao bedouang - Pirogue à balancier double de la côte orientale de Java, étroite, profonde, munie de deux voiles triangulaires, et d'un gouvernail mobile. Le mât avant est de petite taille et très avancé et sa voile est amuré sur un long bout-dehors assez relevé. Le mât arrière est dans le dernier tiers du bateau et porte une voile immense. (Bonnefoux, Duron) Prao julung-julung 1.     Caboteur des Célèbes avec double balancier et mât double. L'avant est plus haut que l'arrière. 2.     Prao malais semblable au penjajap avec deux mâts gréés au tiers, avec des galeries. (Kerchove) Prao mayang - syn. blatik, praun blatik (à Pulo Kembang, détroit de Madura). - Bateau malais avec étrave et étambot pointus et recourbés. Le milieu du navire est souvent occupé par un grand auvent faisant office de cabine. Les fonds sont plats. Le gouvernail est amovible et s'installe sous le vent, ce qui le fait changer à chaque virement de bord. Il porte un mât (parfois jusqu'à trois) avec voile trapézoïdale qui, pour prendre des ris, dispose sur la ralingue inférieure d'un gros bambou servant d'enrouleur. On trouve aussi un foc sur un long bout-dehors assez relevé. Sa longueur varie de 16 à 20 mètres.  (KerchoveBonnefoux,Trogneux, Duron) Prao pengerei  – étym. du malais "prao", bateau, et "pengerei", mode de pêche. - Nom des bateaux de pêche du delta du Rajang (Sarawak, Malaisie). Les voiles sont presque carrées, gréées à livarde sur deux mâts. Un bambou sert de bôme. ((MM53-2)) Prao volant - syn. popo, pros carolin ; flying prao (ang.). - Pirogue à balancier des îles Carolines et Ladrone, dont la coque est asymétrique, un côté étant plat, l'autre étant arrondi. Le balancier étant toujours au vent, la pirogue doit souvent intervenir les fonctions avant et arrière du bateau ! Le balancier est retenu à la pirogue par deux espars renforcés par des pièces latérales. Sous le vent, donc du côté opposé au balancier, se trouve une plate-forme saillante avec un petit toit formant cabine. Les types sont très variés et leur longueur va de 9 à 32 mètres de long. Les plus petits ne font pas un mètre de large. Cette embarcation très rapide du fait de sa finesse, est propulsée par une voile triangulaire à deux vergues mobiles (la basse faisant office de bôme). Elle était réputée effectuer des voyages de plusieurs centaines de kilomètres. (Kerchove, Bonnefoux) prao volant Prao volant des îles Mariannes – Pirogue asymétrique aux extrémités droites et relevées (environ 12 mètres de long pou 0.7 mètre de large). Le côté sous le vent est plat, alors que le côté au vent est arrondi normalement. De plus le mât n'est pas dans l'axe mais placé contre le plat-bord du côté au vent. Le balancier placé au vent est fait d'une petite pirogue. Il s'ensuit que le bateau doit toujours naviguer du même bord. (Lescallier)                                         Pros - Pirogue monoxyle à balancier des îles Mariannes et des Carolines ressemblant au prao quant à la voilure, mais ayant des extrémités fines et très relevées. La coque est parfois rehaussée d’une fargue. Elle a un gouvernail latéral placé sous le vent, comme le prao. (Buisson, lescallier) Pros des îles Mulgrave – Pirogue monoxyle des îles Mulgrave (Marshall) aux extrémités identiques, pointues et relevées. Elle présente un balancier original ressemblant à une petite pirogue reliée par une sorte d'échelle horizontale. Ce balancier est de plus retenu par deux étais au sommet du mât. Comme il est très léger, on envoie deux hommes à son extrémité pour faire contre-poids.  (Lescallier) pros des îles Mulgrave Prussien - cf mignole. Pu-hoe - Pirogue monoxyle à balancier, propulsée par des rames, des îles de la Société.  Ses dimensions varient de 5 à 10 mètres de long pour une largeur de 50 centimètres et un creux de 30 à 45 centimètres.  (Kerchove) Pungay – Pirogue monoxyle indienne de la côte nord du Kanara. La coque, similaire à celle de l'odam de Malabar, est montée par un équipage de huit hommes. (Kerchove) Pungy orth. pungie. - Goélette à quille de la baie de Chesapeake apparue vers 1840, dérivée du clipper de Baltimore, utilisée pour la pêche des huîtres. Ses dimensions moyennes sont de 20 mètres de long pour 6 mètres de large avec un creux de 2 mètres, ce qui en fait un bateau large. Sa coque se caractérise par l'étrave élancée avec guibre et bout-dehors qui sera typique de ses successeurs dans la baie de Chesapeake. Le pavois est très bas. (Kerchove, CM54) pungy Puni – Pirogue monoxyle à balancier des îles Manihiki (Polynésie).  (Kerchove) Punt étym. du bas allemand "punte", bac ; du latin "ponto", ponton. – syn. punte, ponteboot (ang.) ; accon (fr;) 1.     Terme anglo-saxon pour nommer un bateau à fond plat non ponté. 2.     Bateau à demi-ponté et très lesté de Falmouth. (Bethel, Warrington) punt de Hastings (A.Clouet) Punt de Hastings – Ce voilier de pêche anglais a des origines qui remontent à plusieurs centaines d’années. Le punt est l’une des trois formes dérivées du voilier d’origine, existant à la fin du 19e siècle, etla plus petite. Long d'environ six mètres, il est construit à clins. Il possède deux mâts gréés au tiers avec des voiles non bômées. Le mât avant est rabattable. Celui d’arrière est un tape-cul, emplanté le plus en arrière possible. Il y a un foc à l’avant, amuré sur un long bout-dehors.  (Duron) Punter - Voilier à livarde hollandais, non ponté (les plus grands sont partiellement pontés), à fond plat, que l'on rencontre en grand nombre dans les lacs et canaux de l'Overijssel et du Geldre. Ce bateau était aussi utilisé en mer, mais de plus grande taille. Sa longueur variait de 7 à 13 mètres. Le punter de mer ressemble au schokker. Il a un mât incliné vers l’arrière avec voile à livarde et foc.  (PP12, Kerchove, Buisson)  Purse boat syn. seine boat. - Bateau à rames aux extrémités pointues utilisées sur les côtes atlantiques britanniques. Ces bateaux travaillaient en paire pour des tirer les sennes. Les sennes étant chargées sur l'arrière, les fesses de la coque étaient rehaussées et le bordage latéral remonté de d'une dizaine de centimètres. L'un des deux bateaux de la paire, avait une petite grue. Ses dimensions moyennes sont de 11 mètres de long pour une largeur de 2 mètres et un creux de 80 centimètres. Les purse boats ont commencé à être motorisés au milieu du 20e siècle.   (Kerchove) Pyade- Variété de caïque légère et fine conçue pour la vitesse, utilisée par les hauts dignitaires du régime ottoman. (Yemer) Pyeno - Bateau de la Dordogne, variante du couajadour dont l'arrière élancé est remplacé par un tableau. (Baudouin)
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