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Frégate

Frégate

- n.f. - étym. de l'italien "fregata", du latin "aphracta", découverte. –  syn. frigate (ang.) ; fregata, fargata (Italie) ; fragata (esp. & port.) - orth. frécatte (Dieppe). frégate de 20 par Antoine Roux 1.     syn. fregadom. - A la fin du Moyen Age, petit navire à rames de la Méditerranée (on trouve la première mention écrite dans une lettre envoyée de Naples en 1362. En 1525, les provençaux commencent à parler de fragata ou fargata pour des galères de 6 à 12 bancs. A la bataille de Lépante en 1571, la frégate était un petit navire armé d'une douzaine d'avirons, selon A. Jal. D'autres auteurs la décrivent au 16e siècle, comme un bateau de guerre long, armé de huit à neuf bancs de chaque bord (un rameur par banc). Dans l'ordre des tailles des navires de bas-bord, elle figurait alors juste avant la felouque qui était considérée comme le plus petit vaisseau de cette catégorie. Elle avait un seul mât portant une voile latine. 2.     On retrouve la frégate en Adriatique au 18e siècle (60 à 80t) avec une dizaine d'hommes d'équipage. 3.     Au 17e siècle, en France, elle a trois mâts portant quatre voiles (théoriquement) et est de taille très variable : de 60 à plus de 500 tx (certaines étaient classées navire de haut bord). Elle était très utilisée par les bordelais à la fin du 17e qui en avaient 25 naviguant au commerce et sur Terre-Neuve. C'étaient de petits deux-ponts appelés frégates légères (1). Elles faisaient de 100 à 130tx, avaient 10 à 30 hommes d'équipage et portaient jusqu'à 12 canons. 4.     Aux 18e et 19e, c'est un vaisseau de guerre à trois mâts de trente à cinquante mètres de long avec une ou deux batteries, portant environ 60 canons. Mais c'est toujours aussi un navire marchand : ainsi le port de Bordeaux comptait en 1715, 14 frégates marchandes allant de 70 tx avec 8 hommes d'équipages à 250tx avec 22 hommes. 5.     La frégate-école, enfin est aussi un bâtiment-école recevant pendant un an les aspirants en fin de cours, à la fin du 19e siècle. (Jal, Buisson, Dassié, ms de Dieppe, Cleirac) dans les textes - "La frégate était plus petite, mais de même forme que la brigantin, parfois pourvu d'une couverte, mais plus ordinairement non ponté. Ce bâtiment à rames portait une petite coursie et la poupe était moins relevée que celle du brigantin. Il possédait de 6 à 12 rames au plus avec un homme par rame; ce navire très léger était rapide à la course. Comme le brigantin il portait une seule voile. On rencontre très peu de frégates avant le XVIe siècle. (Anthiaume)  - « envoya une frégate-galère à vingt-huit rames pour aborder [en 1590]» (De Beauchamp - Histoire du Brésil, 1810). note  (1) Cleirac les décrit ainsi en 1639 : " médiocres vaisseaux de course, bien armés, qui vont à voiles et à rames".
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