Voiliers du monde
COR - CZ

Coracle n.m.

- Embarcation de rivière, du Pays de Galles, plus petite que le curragh 

avec lequel elle est parfois confondue,  puisqu'elle atteignait un à deux

mètres de long pour un mètre de large, avec un creux de 30 à 40 cm.

Son poids est exceptionnellement faible (de 18 à 50 livres) du fait de

son mode de construction du fait de peau de bœuf (puis de toile de

coton enduite de brai) tendue sur une armature en bois (branches

d'osier ou de saule). Le coracle est propulsé à la godille ou à rame. Il

ne peut transporter qu'une personne. (Noel, Kerchove, Buisson,

Duron, Cassard)

Coraline n.f. – syn. coraillère, corallina (ital.) - étym. de "corail".

 coraline (Gueroult du Pas)

– Du 17 au 19e siècle, chaloupe pontée italienne gréant une voile

latine (ou à livarde) et un foc volant, en usage, principalement, pour la

pêche du corail à la drague le long des côtes d'Italie et d'Afrique du

Nord (dimensions moyennes : LHT: 15 m, B: 3 à 4 m, C: 1,20 m). La

coque a ses extrémités pointues, une quille, un plancher plat, une tonture faible, des bordages à franc-bord et un gouvernail profond. L'étrave qui

était droite et verticale est progressivement devenue courbe avec des élancements. L'équipage dort à l'arrière. Ces bateaux opéraient

généralement en flotte d'une vingtaine de bateaux. Les français pratiquaient également la pêche au corail avec ce type de bateau au 18e siècle qui

portait alors le nom de satteau. (Kerchove, Buisson, Duron)

Corbe - n.f. - étym. du moyen néerlandais  "corf".

- Bateau de pêche au hareng des Flandres de 100 tx ou moins, au 16e siècle. (TLF)

Corbeillard - Bateau fluvial français. (Berna)

Corbette - Petit bateau ostendois qui donnait la chasse aux pêcheurs sur la côte normande (1694). (TLF)

Corbite - n.f. - étym. du latin "corbita". Le nom de corbite leur venait du fait qu'elles portaient 

une corbeille (corbis) au sommet de leur mât.

– Navire de transport romain du 2e siècle aux formes arrondies. Le bordé de carène est cousu,

le bordé supérieur étant fait de fargues servant à la fois de défense et de calage pour les

cargaisons, le tout étant couvert de feuilles de plomb comme les navires étrusques. Le

gouvernail amovible est un aviron double. Il est gréé avec deux mâts, le mât d'avant (appelé

artémon), sorte de trinquet très incliné avec une petite voile carrée et un mât central avec

voile carrée aussi.

corbite (A. Clouet)

Leur taille va beaucoup évoluer allant d'une vingtaine de mètres au 1er siècle jusqu'à quarante

mètres (pour une largeur de 12 mètres) au 3e siècle On en construisit même un à Syracuse de

55 mètres pour 13,60 mètres de large. Ces bateaux respectaient le rapport longueur sur

largeur de 3 à 1 qui restera utilisé sur les bateaux ronds pendant 1.000 ans. La corbite est le

plus gros vaisseau de l'Antiquité.

(Valtutio, Jal, Buisson)

Cordier

1.

 Bateau de pêche aux "cordes" du 19e siècle avec un mât de misaine rabattable pendant la pose des cordes (lignes de fond). C'était un petit

cotre à corne à long bout-dehors. Pendant la pêche on avançait à l'aviron. (Buisson, Duron)

2. On continue aujourdhui d’appeler cordiers les bateaux de pêche utilisant des traînes par opposition aux chalutiers.

Corial syn. curiara, guajibaca, luampo.

- Pirogue monoxyle d’Amérique du Sud aux extrémités pointues naviguant dans les estuaires. Leurs dimensions varient dans chaque estuaire, mais

les plus grandes atteignent 16 mètres pour une largeur de 1,5 mètres. (Kerchove)

Corocore n.m. – orth. Carocore, corocora, coracore, coracora.

- Nom générique des navires de cabotage malais, dont les caractéristiques principales sont, d'après Bonnefoux et Pâris "un grand bau situé presque

au milieu, des fonds plats avec des extrémités fines et symétriques, la quille courte et faisant suite, par sa courbure, à l'étrave et à l'étambot qui se

relèvent en longues tiges." Ils ont parfois un balancier double. Ce bateau marche soit avec des avirons (une à deux rangées), soit à la voile. Il porte à

cet effet souvent des mâts triples : les deux parties arrières forment une sorte de chèvre qui pivote autour d'un axe supporté par des montants

semblables à ceux d'un guindeau,  la troisième, plus oblique, s'étend vers l'avant en guise d'étai, et s'introduit dans un trou où elle est maintenue

par une clef qui, lorsqu'on l'enlève, permet à tout le système de s'abattre sur l'arrière. Parfois, cette troisième pièce est surmontée d'un long mât

de hune à flèche, sur lequel on grée des voiles carrées et l'on établit alors un beaupré avec des focs.

(Buisson, Duron, Bonnefoux, CM24)

Corsaire syn. privateer (ang.). - étym. du vieux provençal "corsari", de l'italien "corsaro", du latin "cursus", course.

 – Nom donné aux navires marchands armés, et pourvus d'une lettre de marque.

Corvette

n.f. –  étym. Du français "corve" (16e) ; du vieux français "corvof" (1476) ;

du moyen néerlandais "corver", bateau chasseur ; de "corf", panie. Ou de

"corbe", bateau de pêche des Flandres (1520), puis du moyen néerlandais

""corf"". Ou de ""corbis"", panier, qui va donner ""corbita"", "corbète" et

enfin corvette. - syn. corbeta (port.).

corvette française (Bonnefoux)

1.

    Au Moyen Age, navire de charge pour le transport des vivres d'où

l'origine de son nom selon Auguste Jal. Ces navires portaient d'ailleurs

un panier en tête de mât, signe de leur fonction.

2.

    Au 16e siècle, cette grosse embarcation sera utilisée pour les

expéditions de découvertes, avant de devenir un bâtiment de guerre

ras, fin, léger et bien voilé, utilisé par les corsaires notamment, qui était

plutôt au 17e siècle un navire de commerce armé de 16 à 500 tx, avant

de devenir un bâtiment de guerre à part entière au 18e siècle de rang

inférieur à la frégate. Elle a d'ailleurs la forme générale d'une frégate,

tout en restant plus grande que le brick.

3.

    La corvette de Dunkerque dans les années 1770, est avec le dogre, l'un des deux types de morutiers utilisés en Islande et Terre-Neuve. Mais

ce terme de corvette semble assez générique à cette époque puisque la "Gazette des gazettes" du 15 avril 1777 parle de la ""corvette des

pilotes"" d'Ostende.

4.

    Les corvettes de guerre se divisaient en deux classes au 19e siècle. Les corvettes de 1ère classe (appelées encore corvettes avec gaillards)

avaient 28 ou 30 canons et une batterie couverte à gaillards. Elles étaient appelées précédemment frégates. Les corvettes de 2e classe (ou

corvettes sans gaillards) avaient 20 ou 24 canons et seulement une batterie barbette.

(Duron, Bonnefoux, TLF, Jal, Labraque)

Corvette cuirassée

 – La première corvette cuirassée fut la “Belliqueuse”, mise sur cale en 1843. C'était une corvette classique à coque bois dont la ceinture était

doublée par un blindage et qui possédait une machine à vapeur. Ce nom sera remplacé par celui de croiseur de 2e classe en 1873, puis cuirassé de

station en 1880. (Bonnefoux)

Corvette de charge

 - Nom donné aux grandes flûtes à partir des années 1850. Les corvettes de charge portaient 800 tonneaux environ, et avaient une batterie

couverte de 22 canons. (Bonnefoux)

Corvette de l'amiral

– Nom donné à un bâtiment léger qui se tient habituellement près du vaisseau-amiral pour être prêt à transmettre ou à exécuter ses ordres.

(Bonnefoux)

Corvette d’instruction

- Petit bâtiment destiné à l'instruction des élèves, en eaux côtières.(Bonnefoux)

Corvette-aviso

syn. light sloop of war, packet sloop of war (ang.). - Grand brick auquel on ajoute un mât dit de barque, en guise de mât d'artimon. La corvette-

aviso portait 16 canons au 19e siècle.(Bonnefoux)

Costeria -- syn. cutter do maranhao.

costeria - Bateau très populaire dans la région de Maranhao dans le nord du Brésil, construit avec membrures et bordé ce qui en fait bateau très solide. Il possède une quille, son franc-bord est bas, La structure avant est renforcée pour accueillir le beaupré. Il y a un cockpit pour les passagers. Le mât est incliné vers l'arrière, supportant une grande voile triangulaire bômée et un foc.

Cot - étym. du vieil irlandais "coite", canot monoxyle.

– Ce terme désigne de nos jours en Irlande toute embarcation à fond plat et bouchain. - cf.

herring cot. (MM71-1)

Couajadour - n.m. - var. couajadour bastard - étym. de "couajar", godiller à l'aide du "gouver".

- Embarcation bourletée en chêne (dimensions moyennes : L : 15 à 18 m, B : 3.5 m) portant en moyenne 10 tonnes. Cette embarcation de Haute- Dordogne, pouvait être utilisée en aval comme allège. Il n'y avait aucun sur-élèvement sur l'arrière. (Baudouin)

Couajadour bastard - Identique au couajadour à l'exception de sa taille plus faible (15 mètres environ). (Baudouin)

Coubar

- Mot désignant un vaisseau rond et lourd chez les grecs avant le 5e siècle. Ce mot disparait du 5 au 9 e siècle, puis réapparaît à cette date chez les

bizantins sous les variantes de koumparia ou komparia pour désigner des bateaux arabes et autres étrangers. (Planhol)

Couffa orth. quffah, gufa, couffra. – syn. cufa (ang.).

– Embarcation décrite par Hérodote comme étant de forme vaguement circulaire à la

manière des coracles irlandais. Elle était construite avec une ossature en bois et recouverte

de peau. De nos jours, petit canot en feuilles de palmier, assemblées sur une structure

légère en bois de palmier. Le fond de feuilles est enduit de bitume coulé à chaud. Leur forme

est circulaire avec un diamètre qui va de 1,5 mètre à plusieurs mètres. Les plus gros

emportent plusieurs tonnes. On en trouve sur toutes les rivières de Mésopotamie, mues par

des perches ou à l'aviron.

(Noel, Duron)

Cougnar

– Petit caboteur malais à l'avant effilé et recourbé. Au 19e siècle, il avait trois mâts presque droits. Le mât de misaine et le grand mât portent une

voile carré, l'artimon est à corne. (Buisson, Pâris)

Coulé - Barque côtière portugaise à voile pouvant charger 25 tonnes.

Couralin étym. de "coureau".

Couralin (A.Clouet)

1.

    syn. cour'lin – Nom de la filadière à l'île d'Oléron. Qualifie toute embarcation de petite taille à

la Tremblade, de nos jours. (Kerchove, Kemp)

2.

    Bateau fluvial de la Loire, de la Garonne et de l'Adour au 19e siècle, propulsé à l'aviron pour la

pêche et plus rarement avec une petite voile. (PP13, Buisson, Duron, Le Masson du Parc)

3.

    Le couralin de l'Adour est un petit coureau avec un avant à marotte et un arrière à tableau,

légèrement relevés. Tout sur l'avant se trouve un court mât légèrement penché vers l'arrière

avec une voile carrée au tiers. Il mesure de 4 à 6 mètres (largeur 1.3 à 1.4 m). (Bonnefoux)

4.

    Le couralin de la Garonne et de la Dordogne est décrit comme un grand canot à fond plat,

ressemblant, en plus petit au coureau. (Bonnefoux, Duron, PP16)

5.

    Petit bateau de passage dans les ports et rivières.

6.

    Aux Antilles, c'est une espèce de petite pirogue à fond plat pour traverser les rivières.

Courau

– étym. de "coureau", nom donné aux petits passages d'eau dans l'île 

d'Oléron. - orth. courau, courau, courraud. – syn. coureauleur.

courau de l’Adour (DR)

1. Embarcation légère de petits fonds, qui, dès le 14e siècle, qui

descendait la Garonne, l'Isle et la Dordogne vers le port de Bordeaux

avec ses charges de vin et de céréales. La construction était très simple

avec des fonds plats, des extrémités triangulaires et l'absence de

fargues sur les flancs ouverts. La coque fait 4 à 20 mètres de long et

elle possède un très long aviron de queue qui fait en même temps

gouvernail. Le coureau de Dordogne avait un mât rabattable avec voile

au tiers, et parfois un petit mât supplémentaire sur l'étrave avec une

voile au tiers. La cale était ouverte sur les petits coureaux qui

remontaient très en amont avec un petit pontage à l'avant et à

l'arrière. Les coureaux qui remontaient l'Isle jusqu'à Périgueux, étaient

un peu plus larges du fait des gabarits supérieurs des écluses et

avaient un petit tapecul gréé au tiers en plus du mât d'étrave et du

mât principal. 

2. Ce type subsistait encore à la fin du 19e siècle jusque sur l'Adour. Il

avait grossi en taille (dimensions moyennes : LHT: 32 m, B: 7 m, C: 2 m) et jaugeait en moyenne 65 tx (certains portaient jusqu'à 100 tx) et on le

trouvait en Charente ainsi que sur l'Adour. Quant aux couraux du Dropt, leurs caractéristiques étaient les suivantes : longueur de 8 m à 20 m, tirant

d'eau de 0,20m à 0,50 m, jusqu'à 50 tonnes à pleine charge; pour les plus grands : 4 m de large au fond, 5 m de large aux bords, bords à 1 m au

dessus du fond.

3. Bac de transport de troupes du 16e siècle.

4. Bac ostréicole du bassin d'Arcachon avec deux extrémités terminées par un plancher large, courbe et peu incliné. Il a évidement un tirant d'eau

très réduit et un fond plat. Sa longueur varie de7 à 10m.

Chevet, PP13, Buisson, Sizaire, Kerchove, Baudouin, Duron, Bertan)

Courau-sloop

- Adaptation du coureau pour la navigation dans l'estuaire de la Gironde, avec un gréement sloop et des techniques de construction issues de la

gabare. Il en diffère par un fond plat légèrement relevé, des flancs très ouverts et une quille longue. (Buisson, Baudouin)

Coureau : cf courau.

Courlis

- Embarcation encore très vivante en Normandie dans les années 1950-70. Le chantier Henri Lugden en construisit plus de deux cent à cette

époque. (Voiles 2/90)

Courpet - syn. gabarot, gabarrot, gabareau

- Embarcation de la Dordogne, en amont d'Argentat, dite "embarcation perdue" car elle ne

servait qu'à la descente de la rivière pour le transport et était sacrifiée à l'arrivée à Bordeaux.

Cette description est probablement très ancienne, car on a encore des courpets en Dordogne

au début du 20e siècle qui apparemment n'ont pas la même destination. Ce courpet récent est

en fait une petite gabare servant notamment d'allège aux plus grandes et aux déplacements

par basses eaux  (dimensions moyennes : L : 12 à 15 m, B : 4 à 5 cm, C : 1,20 à 1,50 m). Il porte

un petit mât, très en avant, avec une voile au tiers qui lui sert quand il n'utilise pas de longs

avirons. Selon certains auteurs, le gabarot seait un peu moins long que le courpet. (Gaubert,

CM15, PP13, Duron, Baudouin)

courpet d’Argentat (DR)

Coursier 

1.

    Barque du Rhône transportant huit chevaux pour le halage des barques de transport. (Baudouin)

2.

    Bateau fluvial de la Loire, de la Garonne et de l'Adour au 19e siècle. (PP13)

Coutrillon

- Embarcation garonnaise ayant succédé à la miole au milieu du 19e siècle à La Réole.

Ils jaugeaient en moyenne 80 tx avec un mât avec voile carrée au tiers ou sur vergue.

La coque  était relevée sur l'avant et avait un seuil large. Le gouvernail était

énorme.On en recensait aussi à cette époque sur l'Adour. (Buisson, PP13, Duron,

Baudouin)

coutrillon

Cowes ketch syn. Solent barge.

– Bateau de transport entre Southampton et le Solent, ponté sur les deux tiers de sa

longueur. Il a un gréement de ketch sans voile haute sur l'artimon. Il a un bout-dehors

pratiquement horizontal. Les plus récents sont construits en acier et l'arrière pointu a

été remplacé par un tableau vertical. ((Kerchove)

Crabber

Caseyeur de 5 à 6 mètres de long, très commun sur les 

plages de la Cornouaille anglaise. La coque est courte, haute sur l'eau avec une étrave droite, un étambot peu incliné,

portant le gouvernail. Il est à fond plat, lesté avec des pierres. Il a un grand mât avec voile au tiers (autrefois livarde) et

un tapecul. (Duron)

craber (A. Clouet)

Cracatoa (barque de -) - étym. nom donné au 18e siècle à l'île Krakatoa (détroit de la Sonde).

– A mi-chemin entre la barque et la pirogue, ce bateau a des extrémités

courbes et pointues, à peine relevées. Il un balancier double et est ponté. Le mât à pible est planté

vertical et supporte une antenne avec une voile latine bômée qui permet de la ferler par enroulement

sans toucher à l'antenne.

barque de cracatoa (Lescallier)

Craïer – nom suédois. – orth. craïe, craye.

1. Bâtiment de la Baltique du 14e siècle dont nous ne connaissons pas les caractéristiques. 2. Trois mâts de la Baltique de la seconde moitié du 18e siècle, de 70 à 80 pieds de long, portant 50 à 60 tx. Les mâts sont à pible, mais, alors que les mâts d'avant portent voile basse carrée et hunier, l'artimon porte une brigantine. On trouve un très long beaupré oblique portant deux grands focs. 3. Petit bateau de pêche et de combat utilisé dans la région de Fécamp au 16e siècle d'après Conflans. (Romme, Buisson, PP17) dans les textes « Regnaut d'Amiens, jadis bourgeois de Dieppe, capitaine au temps des dittes guerres d'un vaissel ou nef qu'on dit Créer, lequel estoit au Roy de France.... ». (charte de 1334, citée par D. Carpentier) « Comme Jehan Bonne, de la ville de Leure, nostre maronnier, eust armé, appareillié et avitaillé un Craier à ses propres coux, frais et despens, appelé la Mahiere, garni de 45 compaignons, pour aller en la mer sur nos ennemis ».  (charte de 1336, citée par D. Carpentier) « Saint-Wallery et Fescamp. Grand quantité de Caravelles et crayes, et s'en treuve six cens, sept cens ensemble, et la plus part servent à pescher harenc ». (Antoine de Conflans, 1515)

Cravelsche étym. de “caravelle”.

Caravelle construite avec bordé à franc-bord, en Zélande et dans l'Okanda (Hollande), à partir de 1459.

Crevelle

1.

Appellation de la caravelle en vieux français. (Poile)

2. Sorte de bateau de pêche (CNRTL)

Crevettier – Nom générique des bateaux pêchant la crevette.

Croiseur étym. de "croiser", de "crusal"

1.

    Nom d'un petit bateau rapide utilisé par les pirates de la Méditerranée orientale.

2.

    Cependant le terme de "croiseur" au temps dela voile était appliqué non à un type de voilier, mais à une fonction. C'était un navire détaché

à une mission particulière mais non à l'escorte d'un convoi ou attaché à une flottille.syn. cruiser (ang.). 

3.

    Navire de guerre rapide armé de canons dont le nom apparaît à la fin du 19e siècle pour les bateaux en acier et à moteur comme le trois-

mâts mixte l'Iphigénie, bateau-école des aspirants construit en 1881. Le qualificatif sera attribué par la suite à des bâtiments toujours rapides,

mais de plus en plus lourds   

4.

    Qualification donnée à un bâtiment de guerre faisant une croisière au 19e siècle. Ce terme a été repris dans la plaisance moderne pour

qualifier les voiliers à moteur ou non capables de tenir la mer plusieurs jours.

(Covey, Bonnefoux, Buisson)

 

Crompster orth. crumster. - syn. smack-sail (ang.), cromstevens ou smackseylen (hol.).

- Bateau connu dès le 16e siècle en Angleterre, mais non décrit. On sait seulement que le Royal Navy en commanda quatre en 1588 (dimensions

moyennes : LHT: 20 à 22 m, B: 8 à 8.50 m, pour un emport de quelque 200 tonnes et un équipage de 100 hommes). Les anversois en construisirent

au 17e siècle, de plus de 180 tonneaux avec 16 canons répartis en trois batteries. (MM54-1)

Crooked stern junk – Jonque chinoise du Yangtze. (MM72-4)

Cuirassé adj. - étym. de cuirasse.

– Utilisé comme adjectif, le terme cuirassé désigne tout bateau en bois ou en acier, doté d'un blindage. Les bâtiments cuirassés sont, nés de la

Guerre de Crimée qui révéla la nécessité des cuirasses pour se défendre des batteries côtières. Le premier navire cuirassé français fut la frégate

cuirassée Gloire, mise en chantier en 1858. Elle était propulsée à la voile et à la vapeur.

Cuopole  - Sorte de petite barque anglaise. (Jal)

Cure-molle n.f. – syn. cure-môle, dredging machine (ang.).

- Sorte de grand ponton, actionnant de vastes godets, formant une chaîne sans fin, qui remontent par un plan incliné, après avoir gratté le fond et

s’être remplis de vase. Ils se renversent ensuite, et laissent tomber la vase dans une coulisse se déversant  dans des maries-salopes. C’est l’ancêtre

de la drague à godets. Les dernières cure-molles étaient à vapeur. (Grusss, Bonnefous, Jal)

Curragh - orth. Curach (irl.) – étym. de "uruca".

- Embarcation primitive des côtes ouest-irlandaises à armature en osier et recouverte de toile goudronnée ou de peau. Le breton Gildas le

mentionne au 6e siècle. Ces embarcations étaient armées par quatre rameurs avec chacun une paire d'avirons avec une petite voile carrée à l'avant

et un aviron-gouvernail. Les modèles les plus gros pouvaient atteindre 6 mètres de long et 1 mètre de large. Le curragh était encore utilisé vers

1930 dans les îles d'Aran pour le transport des gens et des bêtes malgré ses 2,70 mètres de long (pour 1,20 m de large) !

Voir aussi coracle avec lequel il est parfois confondu. (Kerchove, Buisson, PP17, Cassard, Jal)

Cuserofne – Petit baleinier japonais du 17e siècle, non ponté, effilé et long. Il nécessitait beaucoup de rameurs. (Macquarie, Aubin)

Cutter - cf cotre.

Cutter-gig – Bateau à rames (4 à 6 avirons) intermédiaire entre la yole et le cotre d'environ 7 mètres. (Kerchove)

Cutter-yacht

– Voilier d'une dizaine de mètres apparu au 18e siècle La coque se distinguait par sa coupe en forme de cœur qui lui donnait de la stabilité tout en

abaissant son centre de gravité. Ce bateau évoluera au milieu du 19e siècle avec l'adjonction d'un lest boulonné sous la quille, un long bout-dehors

qui permet l'introduction du foc ballon ancêtre du spinnaker. Leur coque souvent très étroite pour l'époque leur a valu le surnom de "couloirs

lestés".

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